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Le HTV à toute allure !




En apothéose !

Le HTV a bouclé son année dans un Palais des Sports sous le charme d’une équipe en pleine reconstruction et tellement séduisante. Un public conquis et séduit, de plus en plus nombreux et debout durant la dernière minute d’un match contre Boulogne dans la droite ligne des précédents. 81-67 un 11ème succès de rang qui en dit long sur le potentiel de l’équipe de Jean-Louis Borg contre une équipe plus que jamais dans la course pour les play-off du haut du classement. Le graal qui ne concerne que les cinq premiers de cette poule B annoncée pourtant très difficile et homogène.

« Le HTV propose vraiment quelque chose de cohérent, de réfléchi, de bien construit, remarque un connaisseur des choses du basket. Et je comprends la peur qu’il commence à inspirer dans toutes les salles de basket de France. »

En effet, quelques adversaires présentent d’autres profils. Des joueurs peut-être plus forts individuellement et ce National n’en manque pas.

Mais Jean-Louis Borg et son complice et adjoint Gaëtan Etienne ont su mettre en musique un véritable collectif avec une mentalité irréprochable. Un comportement de guerriers qui plaît sur les bords de la Rade et que des connaisseurs comme Mathieu Bastareaud ou Sébastien Bruno internationaux du RCT soulignent en venant fréquemment soutenir leurs copains de la balle orange. Il parait même qu’ils auraient des regrets en scrutant les performances de Quentin Losser qui aurait fait un sacré deuxième ligne sur le pré de Mayol !

Débutée en forme de cauchemar, 2023 s’est donc achevé comme dans un rêve. Cinq premiers mois avec à la clé une descente et si peu de victoires. Et une fin d’été et un automne marqués par une résurrection.

Tout d’abord l’arrivée d’un nouveau président Mathieu Perrymond et d’une équipe de dirigeants renouvellée, d’un nouveau staff et la signature de 6 joueurs venant épauler Eugène, Ouatarra, Jean et Colimon. Des choix plus réfléchis qu’audacieux qui ont vite porté leurs fruits grâce à une somme de travail colossale.

Au bout de 5 journées, le HTV à qui le calendrier n’avait fait aucun cadeau, comptait déjà 3 victoires contre le Havre, Besançon, à Boulogne et 2 défaites à l’extérieur à Saint-Vallier et à Caen. Contre 5 « clients », le bilan était étonnant. La confiance s’installait. Tranquillement et avec beaucoup d’humilité.

Treize journées plus loin, il est tout simplement stupéfiant et emballant. Voire vertigineux.

Le centre fédéral, Avignon, Orchies, Feurs, Andrézieux, Mulhouse, Lyon SO, le Havre, Saint-Vallier, Besançon, Caen, Boulogne sont venus rendre les armes à Toulon ou chez eux. Seul Pont-de-Chéruy est venu mettre un bémol dans cette symphonie très achevée. Comme une incongruité.

15 victoires, 3 défaites, le meilleur bilan des deux poules. Laissant Saint-Vallier, le dauphin, à une longueur (plus le goal-average) et les autres encore plus loin. Des chiffres à rapprocher aussi de l’autre poule où Tours, Quimper et Chartres occupent le podium avec 12 victoires et 6 défaites. Les statistiques veulent parfois dire bien des choses.

Borg cultive par dessus tout la notion d’équipe, de groupe, de collectif, de valeurs d’abnégation de solidarité, de courage. Il déteste les louanges individuelles. Force est de constater toutefois que certains joueurs ont éclaboussé d’un vrai talent cette première partie du championnat. Greenwood et Losser ont écrabouillé tout ce qui se présentait sous les panneaux. En attaque comme en défense. En pleine lumière.

Le néo capitaine Maxim Eugène a souvent montré l’exemple. Knezevic et Ouatarra ont apporté beaucoup de sérieux et parfois quelques fantaisies.

Et Théo Lefebvre a été un formidable chef d’orchestre variant l’organisation et la finition.

Des exemples formidables pour Arthur Simon, Camille Jean, Mantvydas Staniulis qui ne sont pas privés de répondre aussi présent. Ainsi que le jeune Enki Diarra-Gentes qui poursuit sont apprentissage dans un environnement si favorable.

Seul moment de tristesse de la saison, les blessures longue durée de Cliff Colimon et Thibault Daval-Braquet poursuivi par une malchance incroyable après plusieurs opérations.

Sans oublier Baradji au relais de Daval-Braquet.

Et maintenant ? « Le maintien est acquis, dit William Dumas dans un grand sourire. Le bilan à la 18ème journée va bien au-delà de ce qu’on imaginait en démarrant. On n’a rien volé mais on n’a rien gagné ! Le plus dur va commencer. Bien finir la poule, bien analyser les rapports de force et surtout le nouveau classement quand les deux groupes seront mélangés. Et ensuite, on ne se prendra pas pour d’autres. Mais en restant nous-mêmes, on peut encore se faire plaisir ! »

Rester soi-même, rester ensemble, rester dans cette dynamique, c’est probablement le crédo de Borg. Il a tellement raison.

Le public, les observateurs, les partenaires, les bénévoles, les nombreux représentants des collectivités qui se pressent de plus en plus nombreux au Palais, les anciens joueurs qui retrouvent leur club de coeur avec fierté… Tout cela contribue à remettre de l’ordre dans la famille HTV.

Et que dire de tous les gamins licenciés du HTV (ils sont 500) qui ont de nouveau une belle vitrine devant les yeux et des joueurs à admirer dans lesquels ils peuvent s’identifier ?

Contre Boulogne, il y avait 10 Pères Noël sur le terrain. Et ça, c’était vraiment le plus beau des cadeaux !

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