HTV battu à Châlons-Reims : bulles amères !

Match|
ProB LogoJournée 23
Châlons-Reims
Châlons-Reims70
66Hyères-Toulon
Hyères-Toulon
Reims Arena
Composition de l'équipe
Hasan Varence
10-Hasan Varence
Charles Galliou
20-Charles Galliou
Matteo Legat
88-Matteo Legat
Javon Masters
23-Javon Masters
Idrissa Ba
22-Idrissa Ba
Dominick Bridgewater
2-Dominick Bridgewater
Félix De Almeida
7-Félix De Almeida
Samuel Eyango Dingo
16-Samuel Eyango Dingo
Kevin Samuel
21-Kevin Samuel
Killian Malwaya
11-Killian Malwaya
Charly Pontens
55-Charly Pontens
Marc Gosselin
13-Marc Gosselin
Q1Q2Q3Q4PRL
Hyères-Toulon15151818-
Châlons-Reims18141919-
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La roue tourne toujours à l’envers ! La pièce ne tombe jamais du bon côté ! Depuis quelques semaines, le HTV traverse la Pro B avec des bottes bien lourdes et le coeur en marmelade.

Les très très courtes défaites s’enchainent et ce sont celles qui font le plus mal à la tête. Un point à Evreux, une prolongation ratée contre Vichy, deux points à Chartres, une nouvelle désillusion à Châlons-Reims (- 4), voilà la chemin de croix affiché par Maxim Eugene et ses coéquipiers dans les matches de la peur, ceux qui comptent double, ceux qui décident d’un maintien ou d’une descente. Il ne faut pas oublier entre temps un exploit XXL contre Orléans et une « valise » contre Pau-Orthez, une équipe curieuse qui vient de s’incliner à la maison contre le dernier Chartres !



A Reims, il y avait pourtant la place de faire nettement mieux. Sans faire de bruit, en faisant le dos rond, en se montrant patient dans un match cadenassé, brouillon, imprécis fait de quelques hauts et de nombreux bas, de longues périodes de disette et de quelques belles réactions, un match de trainards, le HTV avait rugi au meilleur moment.


En signant une belle série, en s’offrant un petit matelas de 8 points d’avance dans la dernière ligne droite, en faisant déjouer une équipe elle aussi en pleins doutes, en grattant quelques ballons, en trouvant enfin quelques tirs et en menant à bien plusieurs contre-attaques, le HTV avait trouvé la clé de l’énigme. Comme un rayon de soleil avant que les nuages ne reviennent.

Chahutée au début du dernier quart temps (54-48), vexée par un scénario contraire, l’équipe de Borg allait réagir vigoureusement. Moore, Sackey, Losser des deux côtés du terrain, Pouaveyoun, Bordes, Eugene allaient se retrousser les manches pour faire régner leur loi.


Pour dicter leur tempo. Pour afficher quelques certitudes. Le score allait monter rapidement à 54 - 62 et c’était d’une logique implacable face à des locaux incapables de marquer le moindre point en six minutes. A leur tour de plonger et de chercher de l’air…



Pourquoi la machine allait-elle alors se gripper ? Les absences de Keïta et de Knezevic (blessés), deux joueurs de grande expérience allaient probablement peser lourd. La non-réussite de Théo Lefebvre si précieux depuis un an et demi tombait au plus mauvais moment. Hamady Ndiaye ne parvenait pas non plus à sortir de sa discrétion.


Et enfin Moses Greenwood (4 points, 5 rebonds) était « effacé » d’une rencontre par le trio de la Poste (4ème faute + technique au-delà du sévère tellement elle semblait injuste) dès la 26ème minute ! Faut-il alourdir le trait du dessin quand une équipe est sifflée 17 fois et l’autre 25 ? Quand une équipe tire 21 lancers francs et l’autre 9 ? Avantage maison, c’est vieux comme le monde, c’est toujours aussi frustrant et navrant…


Ces quelques remarques n’effaceront pas les approximations d’une fin de soirée. Les balles perdues, les rebonds égarés, les systèmes mal récités, les fautes de main, l’adresse envolée, les têtes embrumées et envahies par le poison du doute, les deux paniers concédés au buzzer de la mi-temps et du troisième quart (3 points et 2 points) de Bridgewater devant une défense apathique et prévenue…


Des ballons rendus dans le money-time, des remises en jeu interceptées alors que tout est encore possible, un brin d’affolement sur un pressing tout terrain de la dernière chance où tout est curieusement permis côté engagement et gestes normalement interdits !


En face, les Champenois n’en croient pas leurs yeux. Ils ne reviennent pas de l’enfer, c’est le HTV (et pas que !) qui leur offre les clés de leur paradis ! Bridgewater, Masters, Varence, Legat se nourrissent enfin de ballons plus faciles au meilleur des moments. Ba et Samuel gobent quelques rebonds précieux. C’est largement suffisant pour se mettre à l’abri. Pour retrouver le sourire et l’espoir.



La belle soirée de Matéo Bordes (14 points à 80% à deux points et 50% à trois points, 3 rebonds, 15 d’évaluation en 20 minutes) méritait mieux. Le gamin n’est pas récompensé mais son tour viendra. Forcément. Naturellement.

Voilà, le HTV est encore dans la bagarre des équipes qui veulent sauver leur peau. Vendredi il faut aller à Fos, un autre grand blessé. Un bon souvenir au match aller dans un Palais en fièvre et une belle victoire. Peut-elle se répéter ? Ce serait bien de s’en inspirer et de signer la fin de la récréation. D’inverser cette tendance si cruelle. De retrouver une attitude et une cohésion qui sont les marques de fabrique de la maison. Un match capital à Fos qui sent le sale air de la peur…


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rédigé par Yves Mérens

La plume d’Yves Mérens. Journaliste sportif pendant 40 ans (Var Matin, Nice Matin, La Dépêche du Midi, L’Equipe), il a suivi tous les grands événements du sport mondial. Reconnu pour sa connaissance du basket, il a été de nombreuses années le responsable de la rubrique avant de rejoindre le club comme dirigeant et mettre sa passion au service de la riche actualité et de la belle histoire du HTV.

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